il pleut
la terre s’enivre
ça fait du bien ils disent
nausée
le chien sent
le mouillé
sur nos joies lasses
un poids
de tout son long
il pleut toujours
on boit
du vin nos ventres
ploient
à la lie
la montagne est couverte
là ils disent encore
qu’encore il va pleuvoir
je sais
http://www.wat.tv/video/barbara-pierre-ww0q_2gh7d_.html
RépondreSupprimer...
ça fera la matinée
...
Preumsss !
c'est sensuellement vrai, et tu le fait presque aimer
RépondreSupprimerben heureusement qu'y a le vin lalielalalalie !
RépondreSupprimer"la terre s'enivre"
RépondreSupprimeret la tête aussi.
mais la pluie ça peut être aussi une danse, une caresse, une joie
RépondreSupprimerfaut positiver mââme Kouki ;-)
Patrick Verroust :
RépondreSupprimerJ' aime la pluie,les pluies fines, les crachins, les bruines,les trombes,aussi, leurs symphonies de bruit, je n'aime pas le « cagna » qui cogne, abrutit. En vérité, le temps m’indiffère, je prends les temps d'adaptation nécessaires. Je suis sensible, néanmoins, à ce que ce poème exprime . La pluie lessive, liquéfie,donne le sentiment que tout part à vau-l'eau, trempé jusqu'aux os, l'esprit flotte. Du temps coule l'ennui, un déluge de maux semble emporter la vie. Il n'y a plus qu'à devenir îlot.
Ce poème exprime cette liquéfaction, cette pesanteur liquide à l'aide d'une construction lexicale, un peu , oulipienne. « La terre s'enivre », »nausée » dégout dans la bouche. « Le chien sent le mouillé » les trois mots suffisent pour que l'odeur, monte au nez du lecteur ; Le regard abattu du chien mouillé, sa fourrure qui pend, sont suggérés par la construction lexicale et la mise en page.
Un poids
long
Cette construction continue , pour exprimer une impression de finitude ; Je crois voir caché, le deuxième vers de la première strophe,à l'envers. On se terre, s'enivre p(l)uis
p(l)oi(e)nt
à la lie (gne), expriment dégout , ballonnement, finitude,abandon. La lie sédimente, piégée. La vie, terré en la maison n'est plus que résidus gazeux. La lie définit la limite inférieure du point d'explosivité qui s'exprime, ici.
Je ressens un glissement des lettres comme un glissement de terrain, une coulée de boue. La lettre « l » semble flotter, une har-gne, qui aurait pu se dire plus tôt, se fixe sur montagne comme un mauvais nuage. P(l)uis, la clôture koukienne, « Je sais » vient enfermer le désespoir qui va déborder ,sans échappatoire, non pas endigué presque cultivé.
La perception de laisser aller, de déliquescence que peut provoquer la pluie dans sa persistance, les sentiments d'inutilité, de désarroi sont fort bien exprimés. J'apprécie ces états là, parfois.Il donne,aujourd'hui, un poème déconstruit avec des mots qui fuient.
@Luc : ah ben mince, au bout d'l'allée il y a donc Pierre ... à travers les gouttes on voit rien :)
RépondreSupprimer@Brigetoun : presque hein !?
@Christophe : enlève et révèle :)
@Gilbert : voui :)
@Mâme K : tu as raison, burb :)
@Patrick : savez vous que quand je vous vois ici, bien je vais chercher mes lunettes, pour ne pas louper une goutte? Et là encore, vous faites si près de ce que je voulais dire ... et encore bien plus. Si ces mots là fuient, ben alors c'est le pompon ! Merci Patrick :)
Ha! Ha! Christophe S;! :)) ... Euh... c'est beau, sensuel comme toujours... (Chez nous, grand soleil ... bizarre...;)
RépondreSupprimerOui, ben moi aussi j'en ai marre.
RépondreSupprimer(ce commentaire est hautement passionnant)
mot de passe : "waatter" !!!
RépondreSupprimerKouki: Merci, mais quand une poétesse perd ses verres, elle part dans l'ampliation. Quittez vos lunettes, prenez des lentilles. Vous verrez mes commentaires ne méritent pas d'en faire un plat:)
RépondreSupprimerRien à faire, chaque fois c'est hallali que j'entends...
RépondreSupprimeril pleut toujours
on boit
du vin nos ventres
ploient
hallali
Bonjour, Kouki :)
T'aimes pas l'eau qui déborde et embourbe la vie.
RépondreSupprimer"As I lay dying" (W. Faulkner). De la pourriture pourtant surgit la vie.
@Pluche : il a plu mais pleut plus, le mistral gagnant :) sensuel ? un muchito pour ce monsieur !
RépondreSupprimer@aléna : t'as vu ? c'est déconné quand même c'te vie !
@aléna : déjà noyée mais là c'est stop !
@Patrick, j'y vois TRES bien ! sauf de près ça commence àààààà ... :(
@Jean : Bonjour Jean vous êtes là :) c'est vrai que je le sonne souvent, pour ça !
Frederique : j'aime l'eau quand elle est en bas, quand elle tombe c'est ... la chute avec. Beh, question pourriture je suis on ne peut plus vivante alors, mouarff !
ce temps pourri! fait suer! bordel!
RépondreSupprimer(ah ben non, fait pas suer, que je suis con...)
Bordel!
La pluie fait des claquettes ?
RépondreSupprimertu tires le fil (peut-on dire fil, s'il est liquide ?) et c'est beau
RépondreSupprimer@aléna : ah voilà ma gouaille :D
RépondreSupprimer@Zoë : s'infiltre entre les lattes; ah Zoë bien le bonjour !
@Mu : au fil de l'eau. :)
Il pleut
RépondreSupprimerN'en faites pas un plat
Sinon ce n'est plus un temps pourri
C'est un tandoori
&Fernand : oui mais j'ai la chou-croute !
RépondreSupprimerfait toujours pas meilleur?
RépondreSupprimerbah ici non plus...
@aléna : fait cagnasse ma belle, mais je cherche des petits cailloux pour refaire des chemins :)
RépondreSupprimerR'alut !
RépondreSupprimerR'a va ?
'passais.
'pas là
'pas grave
'r'viendrai.
Quand la montagne s'ouvre,engouffre nos terreurs, de terre collée aux cris avalés, ivre de pluie, trône au sommet
RépondreSupprimerla croix.
Alors ? Ce chemin, ça avance ?
RépondreSupprimer@Luc : t'en vas pas trop loin, moi non plus :)
RépondreSupprimer@Quotiriens : tiens, j'y monterais bien et c'est très beau ce que vous dites là Quotiriens
@zaile : pour l'instant je promène et regarde, je ne sais faire rien d'autre ... éprouver !
Amitiés à vous, Kouki!
RépondreSupprimerPatrick, bien le bonsoir, mais je rentre car les moustiques m'attaquent :)
RépondreSupprimeret, ça va être ce temps là tout l'été? :)
RépondreSupprimerune bizzzzz en passant
RépondreSupprimerIl pleut sans cesse en votre absence.
RépondreSupprimerT'es partie casser des cailloux à Cayenne ou bien ?
RépondreSupprimer@ tous : pardonnez mon silence, la panne est sérieuse. Merci d'être là, mais pour l'instant mes mots font la planche. Moi, je coule. Bien à vous :)
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