lundi 17 octobre 2011

Rue d'Isly


j’ai oublié

ton iris comme un monde

la découpe des corps

la claire-voie des volets

les mots en demi-tons

combien alors j’aimais

le noir

et puis d’en bas

la rumeur

oublié le frisson

aussi les peaux fondues

comment faisaient les eaux

s’immisçant en lacets

la manne formidable

des cadrans désappris

me restent

un peu de sel au cerne

cristallin

et ce que nous rêvions


13 commentaires:

  1. magnifique Kouki
    le noir
    à la ligne...

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  2. restent les mots pour faire que cela fût, et en retrouver un peu du parfum

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  3. (et nos vies attachées
    aux rues d'Isly
    et d'ailleurs)
    c'est très beau

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  4. Puiser dans les mots qui restent, pour réécrire et reconstruire ces restes de souvenir en demi-teintes.

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  5. "ton iris comme un monde" - oui! beau!
    (je l'ai vu aussi ce monde:))

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  6. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  7. Du dedans, surgissent les émotions, les ressentis, la nostalgie, les mots choisis papillonnent, autour d'un rai lumineux ,chaud,dansant, ils s'agencent en un intime ikebana, éphémère et mobile, racontent, d'une histoire, sur un ton de légende, un instant. Le désir du clavier se retrouve. La poétesse remarche, dans ses propres pas, rallume son alambic poétique, distille le parfum coloré d'un rêve évanoui, en fait sentir l’arôme, se laisse imprégner « comme faisaient les eaux », à fleur de peau. Peut être, ressurgiront « la manne formidable des cadrans désappris » et d'autres aventures d'écriture.

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  8. on n'oublie jamais cela
    comme le lit d'une rivière asséchée
    laisse une ride
    sinueuse.
    Vous même n'avez,
    moi non plus
    et personne qui s'est nourri à la manne formidable.

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  9. oh là là! ce que je suis contente que tu sois là!

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  10. J'ai connue une rue d'Isly à Alger il y a bien longtemps de ça ...

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  11. Mu : je t'entends bien le dire Mu :)
    Brigetoun : ils restent
    Gilbert : merci pour ce joli vers Gilbert :)
    Jeanne : l'idée d'un puits me plait bien Jeanne
    aléna : oh beh toi hein !
    Patrick : Patrick je vous écoute bien alors :)
    Quotiriens : qu'on nous garde de ça, d'oublier !
    aléna : oh beh toi hein !
    Constance : Isly ou ailleurs Constance ...

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  12. 'un peu de sel au cerne...", joli ça, comme on pourrait dire une larme dans ma poche pour rester intime avec sa mélancolie...

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  13. merci Jonavin, mais faudra rincer quand même pour parer à la sensiblerie ...?

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