mardi 29 novembre 2011

Gothiques


d’Allemagne elle a pris

l’écureuil empaillé

le miroir ondoyant

l’armoire

avec son camphre

les plantes qui guérissent

des rubans des boutons

fils de laine

tabliers

cuillères en bois usé

recettes sympathiques

la lumière vibrante

qu’ont là bas les forêts

et des douleurs du monde

qu’ils avaient attrapées



11 commentaires:

  1. et les grosses armoires aussi ou sont-elles spécifiques à l'Alsace voisine ?
    Savoureux en tout cas, sauf les douleur du monde

    RépondreSupprimer
  2. Les douleurs du monde sauront s'apaiser au contact de la lumière vibrante.

    RépondreSupprimer
  3. Oooooh, que c'est plaisant, qu'il dévalent bien ces mots!

    (De l'autofictif ici aussi?:)

    RépondreSupprimer
  4. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  5. De place en place, de lieu de mémoire en lieu de mémoire, Kouki fait l'inventaire des bagages qu'elle a emportés avant que des portes se ferment.Les objets domestiques, objets du quotidien sont les dieux lares de ses foyers symboliques qui la constituent.Le poème, bref, enjoué a le ton d'une comptine, une chanson pour jeu de marelle. « La lumière vibrante qu'ont là bas les forêts » en est l'apogée. «Les douleurs du monde » plaquent un silence musical avec les decrescendos de vibrations qui s'éteignent. Ce petit lai, mélancolique et guilleret distille l'amitié Un chanteur, avec une guitare, saurait s'approprier ce texte, pour une soirée poésie au coin du feu.

    RépondreSupprimer
  6. mag gern die letzte satz! qui a attrapé qui?

    RépondreSupprimer
  7. Subtil et elliptique. Chaque fragment de l'inventaire servirait à une histoire qu'on se raconterait en silence, en dedans...

    RépondreSupprimer
  8. Brigetoun : en forêt noire on en trouve de belles ... ici tout au plus celle de pharmacie :)
    la bacchante : ah oui, puis on ne peut pas tout porter n'est ce pas ?
    Pluche : autofocus ? Bientôt les pistes pour dévaler mouarf, je vous-y vois !
    Gilbert Pinna : et toujours votre jolie musique de mots
    Patrick : c'que j'aurais aimé être parolière :)
    aléna : no lo sé, mais ils courent encore
    nauher : Bien le bonsoir Nauher, ça raconte bien dans les silences quand on écoute (en général) :)

    RépondreSupprimer
  9. Du rein, l'écho des Walkyries
    tombe en une liane tressée.
    De dos si sage, comme en surface
    Au fond, si trouble, si riche
    Trouble et troublée

    et un raton laveur.

    RépondreSupprimer
  10. Quotiriens : j'ai plongé dans l'émeraude tout à coup, et puis, sauvée par l'écureuil pokémon :D

    RépondreSupprimer