le légionnaire
fait la guerre
il tue
pourfend
refait la plaie
celle à son ventre
quand un dimanche
tout vertical
son paquetage
resté plié
il crève le ciel et crie
Maman !
Des histoires de rien du tout avant que les vagues ne les emportent ...
le légionnaire
fait la guerre
il tue
pourfend
refait la plaie
celle à son ventre
quand un dimanche
tout vertical
son paquetage
resté plié
il crève le ciel et crie
Maman !
le légionnaire est sentimental, c'est ce qui le meut
RépondreSupprimerDeux bonnes surprises ce matin, kouki produit deux poèmes à peu de jours d'intervalles, le second « poussieres » est insolite. Kouki piaffe, le printemps vient à qui sait l'attendre. J'aime bien les surprises, et ce changement,aussi.Concis, précis, il entraine dans un univers laissé à la lisiere sociale. Civils, nous menons des guerres intestines, de petits meurtres entre amis. Le sale boulot est laissé aux soldats perdus. Ceux qui de maman n'en ont, peut être, jamais eu. Ils l'appelent au dernier moment, quand va périr l'enfant qui en chacun demeure. Cela pourra paraître étrange, mais je perçois ce texte comme un moment silencieux, une méditation offerte sans affectation ni flonflon.
RépondreSupprimerAh, il est beau maintenant, le beau légionnaire! Sent le sable chaud à plein nez!
RépondreSupprimer(Ah oui, quelle surprise! J'ai bien ri vers la chute!)
"refait la plaie"
RépondreSupprimeret la défait
Ca me fait toujours mal de penser qu'ils pleurent en appelant leur mère et de penser à leur mère
RépondreSupprimerc'est du Cendrars!
RépondreSupprimerC'est très parlant (et sanglant !)
RépondreSupprimerIl vagit et tète une dernière fois sa mère, l'homme au pas lent. Sobre et fatal.
RépondreSupprimerC'est toujours aussi bien ici. Quant aux légionnaires qui crient "maman", c'est très juste.
RépondreSupprimerBrigetoun : pour trop sentimental devenir légionnaire ...?
RépondreSupprimerPatrick : c'est une histoire vraie vous l'avez vu aussi :)
Pluche : et le sable devint poussière, voilà :)
Gilbert : et n'a de cesse que celà
Zoë : du coup on s'en prendrait bien un au creux du bras, ach Zoëëë !
Aléna : wouah, Du übertreibst !
Saravati : ça doit être ça "légionnaire"
Frédérique : "sobre et fatal" presqu'une noblesse :)
Dominique : c'est aussi ce que j'en ai vu ... :)