lundi 26 décembre 2011

heure impaire


dans mon rêve onze heure onze

et dans tes yeux passée

une ombre de la mort

pouvais plus embrasser

par là où tu allais

un des fils est venu

celui pressé de vivre

un autre à son affaire

les gammes du troisième

la jeune fille tissait

quand toi tu t’arrêtais

personne ces temps ci

n’a de temps pour mourir

tous ces chats à fouetter

toi

même plus n’effleures

abandonnes nos rêves

sues dans tes oreillers

lasse des sangs mauvais

mais j’ai bien entendu

ta voix revenir dire

la musique avant toute chose



13 commentaires:

  1. devenez rare - et je ne dirais pas que c'est de plus en plus bon pour que vous ne pensiez pas qu'il y a réaction
    Aime beaucoup ce rythme et la façon dont ça file

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  2. pardon, je réalise que cette façon de juger peut avoir l'air péremptoire - non suis admirative

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  3. J'aime, fort, resserė, entre lėgende et peau rėelle, merci Kouki.

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  4. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  5. Onze onze, la tête bouillonne , envahit par un rêve obsédant et catharsique. Il est le balancier de la funambule ,son ultime protection. La mort rêvée enrobe le tourment d'amour. Elle se lie au quotidien pour être le ciment d'un nouveau socle de vie, « un fils est venu, celui pressé de vivre »... «Personne,ces temps ci  n'a de temps pour mourir » , le rythme est trépidant, une colère sourd, l'aimé envolé est congédié hors des pensées . Une décantation s'effectue, une vérité essentielle de cet être qui fut chéri, s'impose « la musique avant toute chose ». Cette injonction jaillit, magnifique par ce qu'elle porte de fidélité à soi, à l'autre, à ce qui, malgré tout,fut.
    L'écriture, le chant intérieur de Kouki, la passion, est vive comme sa mélancolie, elle est ardente,expéditive, comme sa pétulance.Ses ellipses descriptives sont lapidaires. Elles impactent et révèlent, en leurs creux, que la poétesse se tient comme à la bordure de sa vie dans laquelle, elle ne plonge pas tout à fait. Elle garde une réserve, pour des apogées passionnelles,aimantes,ardentes..Elle aime,observe, lucide, un poil sardonique, chatte frémissante. J'aime cette écriture plurielle comme les contradictions qui font la vraie chair des êtres.

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  6. Ne suis pas impair
    méable à ce rythme-là. ;)

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  7. La musique du poème avant toute chose. Biz mâme Kouki

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  8. je lis et relis.
    C'est franchement beau. ça sonne comme un glas, comme un deuil jamais fini... me trompe-je?

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  9. Peut-on dire que cela se termine bien? Parce que le début... "Tous ces chats à fouetter"...

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  10. C'est bien ce que je pensais. A la deuxième lecture, c'est un ouragan qui se lève.

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  11. Kouki, tu dors? Ton moulin à musique ne retentit plus. Bonne année.

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  12. Brigetoun : non ne touchez à rien ... je n'ai eu que douceur :)
    Christine : oui, ça parle de peau Christine, merci de sentir cela
    Patrick : ah cher Patrick, j'ai plaisir tellement à lire par le menu où vous passez avec ces mots. J'ai beaucoup de chance. Et c'est vrai qu'au son de ce vers connu, tout s'est rassemblé :)
    Gilbert : temps de poisson rouge je confirme :)
    Morgan : merci d'être resté sur le dancefloor Morgan :)
    Zoëëë ah ça fait du bien de te lire :D
    Aléna : c'est juste belle danseuse si j'étais Barishnikov : le jeune homme et la mort. et je t'embrasse
    Depluloin : ben non, je fouette encore
    Depluloin : l'est où vot'cabane ?
    ZoËËË, si j'avais ce talent je te souhaiterais merveilles ... Ach !!

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