dans mon rêve onze heure onze
et dans tes yeux passée
une ombre de la mort
pouvais plus embrasser
par là où tu allais
un des fils est venu
celui pressé de vivre
un autre à son affaire
les gammes du troisième
la jeune fille tissait
quand toi tu t’arrêtais
personne ces temps ci
n’a de temps pour mourir
tous ces chats à fouetter
toi
même plus n’effleures
abandonnes nos rêves
sues dans tes oreillers
lasse des sangs mauvais
mais j’ai bien entendu
ta voix revenir dire
la musique avant toute chose
devenez rare - et je ne dirais pas que c'est de plus en plus bon pour que vous ne pensiez pas qu'il y a réaction
RépondreSupprimerAime beaucoup ce rythme et la façon dont ça file
pardon, je réalise que cette façon de juger peut avoir l'air péremptoire - non suis admirative
RépondreSupprimerJ'aime, fort, resserė, entre lėgende et peau rėelle, merci Kouki.
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RépondreSupprimerOnze onze, la tête bouillonne , envahit par un rêve obsédant et catharsique. Il est le balancier de la funambule ,son ultime protection. La mort rêvée enrobe le tourment d'amour. Elle se lie au quotidien pour être le ciment d'un nouveau socle de vie, « un fils est venu, celui pressé de vivre »... «Personne,ces temps ci n'a de temps pour mourir » , le rythme est trépidant, une colère sourd, l'aimé envolé est congédié hors des pensées . Une décantation s'effectue, une vérité essentielle de cet être qui fut chéri, s'impose « la musique avant toute chose ». Cette injonction jaillit, magnifique par ce qu'elle porte de fidélité à soi, à l'autre, à ce qui, malgré tout,fut.
RépondreSupprimerL'écriture, le chant intérieur de Kouki, la passion, est vive comme sa mélancolie, elle est ardente,expéditive, comme sa pétulance.Ses ellipses descriptives sont lapidaires. Elles impactent et révèlent, en leurs creux, que la poétesse se tient comme à la bordure de sa vie dans laquelle, elle ne plonge pas tout à fait. Elle garde une réserve, pour des apogées passionnelles,aimantes,ardentes..Elle aime,observe, lucide, un poil sardonique, chatte frémissante. J'aime cette écriture plurielle comme les contradictions qui font la vraie chair des êtres.
vos mots
RépondreSupprimeren clapotis
Ne suis pas impair
RépondreSupprimerméable à ce rythme-là. ;)
La musique du poème avant toute chose. Biz mâme Kouki
RépondreSupprimerje lis et relis.
RépondreSupprimerC'est franchement beau. ça sonne comme un glas, comme un deuil jamais fini... me trompe-je?
Peut-on dire que cela se termine bien? Parce que le début... "Tous ces chats à fouetter"...
RépondreSupprimerC'est bien ce que je pensais. A la deuxième lecture, c'est un ouragan qui se lève.
RépondreSupprimerKouki, tu dors? Ton moulin à musique ne retentit plus. Bonne année.
RépondreSupprimerBrigetoun : non ne touchez à rien ... je n'ai eu que douceur :)
RépondreSupprimerChristine : oui, ça parle de peau Christine, merci de sentir cela
Patrick : ah cher Patrick, j'ai plaisir tellement à lire par le menu où vous passez avec ces mots. J'ai beaucoup de chance. Et c'est vrai qu'au son de ce vers connu, tout s'est rassemblé :)
Gilbert : temps de poisson rouge je confirme :)
Morgan : merci d'être resté sur le dancefloor Morgan :)
Zoëëë ah ça fait du bien de te lire :D
Aléna : c'est juste belle danseuse si j'étais Barishnikov : le jeune homme et la mort. et je t'embrasse
Depluloin : ben non, je fouette encore
Depluloin : l'est où vot'cabane ?
ZoËËË, si j'avais ce talent je te souhaiterais merveilles ... Ach !!